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Robin Aubert séduit les critiques

Marc Cassivi, dans son article Les limites de la révolution paru dans la Presse du 12 septembre, soutient, à propos du courant cinématographique DIY (Do It Yourself) que « s’il est une chose que la révolution numérique ne changera pas d’un iota, c’est le talent nécessaire pour raconter une histoire, avec des mots, des gestes, des images, des musiques, afin d’en faire une oeuvre cinématographique digne de ce nom. Ils sont rares ceux qui l’ont. »

Selon sa collègue Anabelle Nicoud, Robin Aubert est l’un de ceux là. Elle écrit : « Rarement a-t-on, au cinéma québécois, l’occasion de voir un film dont on sent qu’il est le fruit des seules entrailles d’un auteur. Cette spontanéité, ce regard et cette authenticité, on la retrouve pleinement dans le très étonnant À quelle heure le train pour nulle part, de Robin Aubert. »

Elle n’est certainement pas la seule à avoir apprécié l’œuvre du cinéaste québécois. Guillaume Fournier du Voir parle « d’une très belle surprise » et note l’excellence du jeu de l’acteur principal : « Luis Bertrand, véritablement à son aise dans ces conditions de tournage extrêmes, fait preuve d’une sensibilité et d’une sincérité qu’on ne lui connaissait guère ».

Quant à Olivier Bilodeau de la revue Séquences, il souligne que « À quelle heure le train pour nulle part amène son spectateur dans un voyage paradoxalement fantomatique et, à la fois, bien ancré dans la réalité du pays de Gandhi. ».

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